Une dizaine de membres du Grepic Supply Chain se sont réunis le 4 décembre pour échanger sur le rôle stratégique de la supply chain dans les processus budgétaires. Gestion des prévisions, intégration du PIC/S&OP, trésorerie, nouveaux produits… un tour d’horizon complet, mené sous l’impulsion de Virginie Bourneil, présidente de la Commission.
La visioconférence a réuni les responsables Supply Chain de CDM Lavoisier, des Laboratoires Servier, Chemineau, Chiesi, LEO Pharma, Ipsen, Thépenier Pharma & Cosmetics, Delpharm L’Aigle, IMV Technologies et Innothera, pour une session très opérationnelle.

Prévisions et budget : un lien devenu indissociable
« Nos discussions ont rapidement convergé vers la gestion des prévisions de production », explique Virginie Bourneil. Les participants ont confirmé que le lien entre prévisions et processus budgétaires s’est renforcé ces dernières années. « En général, nous arrivons à obtenir des prévisions sur 18 mois, parfois 24, et Servier se distingue particulièrement avec un plan à 12 ans, les seuls ! »
Malgré des tentatives ponctuelles d’accélération de la part du marketing ou du commercial, notamment via des augmentations temporaires de stocks en filiales, les membres constatent que les volumes « sont globalement stables une fois lissés sur l’année ». Une stabilité qui permet d’estimer assez finement le chiffre d’affaires par rapport à ce que la supply chain aura à gérer.
Autre point clé : le S&OP, ou PIC, est un outil global de planification qui doit être piloté au niveau du comité de direction. Il est essentiel que les équipes commerciales et marketing participent au moins une fois par trimestre. Ces échanges transverses permettent en effet de valider les capacités industrielles, d’anticiper les contraintes et d’affiner la trajectoire de fin d’année.
Trésorerie, stocks et fin d’année : un trio sous tension
Autre sujet central : l’impact croissant des exigences de trésorerie. Les responsables Supply Chain doivent désormais suivre de très près les niveaux de stocks tout au long de l’année pour anticiper l’atterrissage et expédier un maximum de produits en fin d’exercice. Mais cette pratique connaît ses limites et le lissage des expéditions reste un véritable axe d’amélioration.
Par ailleurs, une difficulté persistante est l’intégration des nouveaux produits dans les processus budgétaires. Les plannings ne sont pas toujours tenus et les volumes annoncés ne se matérialisent pas. Un défi qui impacte directement les capacités industrielles et la charge des réunions PIC.
Un point positif au format Teams des échanges : cela permet d’élargir la participation à des sites plus éloignés comme LEO Pharma, qui était présent pour la première fois.
Deux rencontres sont déjà programmées pour le Grepic Supply Chain : d’abord, le 25 mars chez Chemineau pour aborder les outils de planification et la gestion du data management. Puis mi-juin, chez LEO Pharma, pour traiter de l’IA appliquée à la supply chain : mise en œuvre, interfaçage avec les ERP, solutions de collecte de données…