Retour sur le Grepic Qualité chez Pierre Fabre Gien

Près d’une vingtaine de membres du Grepic Qualité se sont retrouvés le 14 novembre dernier, sous l’impulsion de Mathieu Boiret, son président, pour partager leurs pratiques sur de nombreux sujets d’assurance et de contrôle qualité. Une session dense… et particulièrement conviviale !
Membres du Grepic Qualité réunis chez Pierre Fabre Gien en novembre 2025
Galien, Astrea, Expanscience, Thepenier, CDM Lavoisier, FM Logistic, Delpharm, Innothera, Mayoly, Cebiphar, Fareva, Bailly-Creat, Pierre Fabre, Servier… Les acteurs du Grepic avaient fait le déplacement en nombre pour cette commission préparée en amont par Mathieu Boiret (Servier) et Frédérica Bouniot (Pierre Fabre).

La matinée s’est ouverte sur un sujet central : la gestion des déviations. Trois entreprises ont présenté leurs méthodes, outils et niveau de digitalisation : Astrea Pharma avec Jessica Simon et Anne Courtemanche, FM Logistic avec Magali Charpin, Pierre Fabre avec Frédérica Bouniot.  « Nous avons comparé les pratiques en matière de gestion des déviations, de criticité, de délais de traitement et de systèmes informatisés. C’était le sujet du jour et chacun a pu voir comment les autres travaillaient », souligne Mathieu Boiret.

Place ensuite à la simplification et la digitalisation des dossiers de lots, un chantier déjà engagé par plusieurs sites. Servier, représenté par Sonia Brou, et Pierre Fabre, par Frédéric Bouniot, ont partagé leurs avancées et répondu aux nombreuses questions sur les ressources nécessaires, le périmètre de déploiement, l’adaptations aux différents sites… « Même si les problématiques ne sont pas les mêmes pour tous, chacun y a trouvé ses envies ou ses limites », note Mathieu Boiret.

Après deux sujets orientés Assurance Qualité, la commission a retrouvé un territoire qu’elle n’avait pas exploré depuis longtemps : le Contrôle Qualité, avec un focus sur la microbiologie.

Pierre Fabre a présenté son retour d’expérience sur la délégation de contrôle des milieux de culture, une approche validée par l’ANSM. « C’est une réelle avancée qui simplifie le processus et permet un gain de temps et de ressources » commente Mathieu Boiret. Les participants sont repartis avec des pistes concrètes pour appliquer cette délégation sur leurs propres sites.

Servier, via Guillaume Pinon, a ensuite détaillé son approche des skip tests. Cette stratégie de contrôle périodique, basée sur l’analyse de risques, a suscité de nombreux échanges pour la gestion d’un hors tendance, levée éventuelle des skip tests, rôle de la RQP,… Un partage d’expérience précieux pour les sites engagés dans cette démarche.

Après un déjeuner convivial, la journée s’est poursuivie autour de quatre tables-rondes tournantes, toutes les 20 minutes – un format très apprécié. Chaque atelier était animé par un expert pour garder un fil rouge dans les échanges. Au programme : formation et habilitation (fréquence de recyclage, hiérarchie des formations, dématérialisation, gestion des absences), maîtrise des contaminations croisées (retours sur l’usage de caméras en zone de conditionnement), procédés et industrialisation (gestion des changements mineurs, impacts sur les procédés et réglementaires) et bilans air (spécifications, mise en place des limites d’alerte, révisions annuelles). « L’idée était de discuter des pratiques de chacun et de comparer nos approches », résume Mathieu Boiret.

La journée s’est achevée par une visite complète du site de Pierre Fabre à Gien : laboratoires et lignes de production (solides, pâteux et liquides). Un moment fort intéressant pour ancrer les échanges de la journée dans le concret !